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févr. 4

DES CONDITIONS SOCIOÉCONOMIQUES PRÉCAIRES EN CULTURE

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Communiqué - Longueuil, 4 février 2019 – Au cours de la dernière année, Culture Montérégie s’est penché sur les conditions socioéconomiques des artistes et des travailleurs culturels. Cette démarche constituait une suite logique pour cet organisme qui, depuis 1977, participe au développement des arts et de la culture en Montérégie, regroupe des artistes, des organismes et des travailleurs culturels, documente les enjeux et les problématiques de son milieu, favorise la consultation et la concertation.

 

Afin d’amorcer la réflexion, une recherche documentaire a été effectuée parmi de nombreuses

études québécoises, canadiennes et internationales portant sur le sujet, de même que sur des

facteurs qui y sont liés (financement public de la culture, philanthropie et économie de la

culture). Le résultat est présenté aujourd’hui par Culture Montérégie dans le Document de

réflexion sur les conditions socioéconomiques des artistes et des travailleurs culturels en

Montérégie, qui permet de dégager certains constats peu réjouissants.

 

Sous le revenu moyen

« S’il est vrai que nous avions déjà une idée de la précarité de la situation des artistes et des

travailleurs culturels, explique Nancy Bélanger, directrice générale de l’organisme, notre

recherche révèle, sans ambiguïté possible, que leur situation est vraiment difficile. » Elle cite en

exemple le revenu moyen des artistes et des travailleurs culturels plus bas que le revenu moyen

de la population active, malgré un niveau d’éducation plus élevé que la moyenne. « On constate,

en plus, que le revenu tiré de la création ne représente, la plupart du temps, qu’une petite

partie du revenu des artistes, et que ceux-ci se trouvent bien souvent dans l’obligation de

cumuler plus d’un emploi. »

 

Comme en témoigne l’étude, cette précarité se trouve en outre amplifiée par le fait que les

artistes et les travailleurs culturels sont généralement des travailleurs atypiques (plusieurs

d’entre eux n’occupent pas un emploi salarié à temps plein), ce qui signifie, dans la plupart des

cas, sans protection sociale ni avantages sociaux.

 

Bien que la région soit la deuxième plus peuplée du Québec, elle se trouve au 16e et avant-dernier rang en ce qui concerne le financement public de la culture, avec des montants bien en deçà de la moyenne québécoise, qui avoisine 70 $ par habitant, alors qu’en Montérégie ce montant est de 14,08 $.

 

D’autres facteurs importants

D’autres facteurs s’ajoutent à ceux directement liés à l’emploi pour influencer les conditions

socioéconomiques difficiles du milieu culturel. « En Montérégie, les artistes peinent à trouver

des locaux de création ou de production adéquats et abordables ou des lieux de diffusion

professionnels, poursuit Nancy Bélanger. Inévitablement, la rareté de ces lieux nuit à

l’avancement de la carrière. »

 

Elle rappelle aussi que, par le passé, des analyses publiées par Culture Montérégie au sujet du financement public de la culture indiquaient une situation inéquitable pour la région, et que l’on voit, dans la présente étude, que cette situation se perpétue. « Bien que la région soit la deuxième plus peuplée du Québec, elle se trouve au 16e et avant-dernier rang en ce qui concerne le financement public de la culture, avec des montants bien en deçà de la moyenne québécoise, qui avoisine 70 $ par habitant, alors qu’en Montérégie ce montant est de 14,08 $.

Cette situation a évidemment une incidence sur les conditions socioéconomiques des artistes et des travailleurs culturels qui y vivent. »

 

Une réflexion s’impose

Il y a encore beaucoup de travail à faire afin d’améliorer les conditions socioéconomiques des

artistes et des travailleurs culturels. En publiant ce document de réflexion, Culture Montérégie

entend démarrer quelques chantiers sur le sujet. Il souhaite consulter le milieu culturel et les

décideurs au sujet du financement privé, des causes du manque de financement public dans la

région, des lieux de création, de production et de diffusion en Montérégie, et de la

reconnaissance du travail de l’artiste. Loin de vouloir jeter un pavé dans la mare, l’organisme

veut concerter les différents partenaires du développement culturel régional pour passer en

mode solution.

 

 

Source :

Jacinthe Barabé, agente de communication

Culture Montérégie

80, rue Saint-Laurent, bureau 130, Longueuil (Québec) J4H 1L8

www.culturemonteregie.qc.ca

450 651-0694/1 877 651-0694, poste 223

jbarabe@culturemonteregie.qc.ca

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Christine Palmieri, arts multidisciplinaires, Saint-Jean-sur-Richelieu (20 000 $) – Le projet intitulé L’espace secoué : Cataclysme et Résilience consiste en une production qui donnera lieu à une exposition, en trois volets et en trois lieux différents. L’artiste y abordera, à travers une production de photos, de vidéos, d’installations multimédias et d’une performance, les notions de cataclysme et de résilience liées à la Vallée du Richelieu. Cette production en référence aux inondations de 2011 s’appuie notamment sur l’expérience bouleversante qu’elle a vécue. Projets soutenus au volet 2 destiné aux organismes artistiques et littéraires professionnels Les mots s’animent, théâtre, Saint-Basile-le-Grand (12 000 $) – L’organisme s’est vu octroyer une subvention pour la production de représentations de l'activité du même nom, Les mots s'animent , en collaboration avec 16 bibliothèques de la Montérégie-Est. 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Les projets ont été sélectionnés au mérite, sur la base de l’excellence de leur proposition et de leur adéquation aux objectifs du programme. Programme de partenariat territorial de la Montérégie-Est Issu d’une entente conclue en 2017 entre le Conseil des arts et des lettres du Québec, les MRC du Haut-Richelieu, de Pierre-De Saurel et de La Vallée-du-Richelieu, le Centre local de développement de Brome-Missisquoi, le Conseil de la culture de Saint-Hyacinthe, avec la collaboration de Culture Montérégie, le programme dispose d’un budget de 221 600 $ répartis sur trois ans (2017-2020). Cet investissement des partenaires permet aux artistes et aux organismes artistiques montérégiens de réaliser des projets de création, de production ou de diffusion favorisant des liens entre les arts et la collectivité. Un dernier appel de projets est à venir dans le cadre de cette entente en 2019. Jacinthe Barabé Agente de communication Culture Montérégie Tél. : 450 651-0694 ou 1 877 651-0694, poste 223 Suivez Culture Montérégie sur Facebook ou Twitter www.culturemonteregie.qc.ca Renseignements Karine Côté Conseillère en communication et à la promotion des arts et des lettres Conseil des arts et des lettres du Québec 1 800 608-3350 www.calq.gouv.qc.ca Suivez-nous sur Facebook ou Twitter
  • Pour 2019, nous avons refait notre zone de Secondaires en Spectacle (finales régionales Montérégiennes et l'Île-de-Montréal). D'abord les vidéos des soirées seront dans la même page que les photographies de soirée et de plus les photographies des soirées seront offertes en téléchargement et partages libres, oui, oui vous avez bien lu. Les finales finales débutent à la fin mars 2019, gardez en signet la page, voici un exemple de ce que sera les finales 2019 : www.ipix.tv/ses-monteregie-20180323 Et pour voir toutes les pages dédiées c'est par ici : www.ipix.tv/ses (Montréal 2018 sera mise à jour le 16 janvier au matin).
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